Ajouter à mes favorisAjouter l\

Cimetière du Père-Lachaise

Photo de l'équipement Cimetière du Père-Lachaise

Cimetière du Père Lachaise © Christophe Noël

voir le diaporama

SERVICES

  • Toilettes publiques
    3
  • Points d'eau
    24
  • Chiens non admis
    1

Accès

8 Boulevard Ménilmontant 75020 Paris
Pour les personnes à mobilité réduite, un véhicule assure des navettes dans le cimetière. Vous êtes invités à vous signaler auprès de l’agent d’accueil aux entrées principales (Bd Ménilmontant - entrée Principale - et Avenue du Père Lachaise - entrée Gambetta)
Tél. : 01 55 25 82 10
  • handicap Espace vert accessible aux personnes à mobilité réduite, mais dont certaines zones restent difficiles d'accès
  • handicap partiellement accessible aux personnes à mobilité réduite
Métro
    M° Philippe Auguste, ligne 2
Velib'
  • Station N° 11021, 212 boulevard charonne
  • Station N° 20131, 41 rue du repos
  • Station N° 11110, 176 rue de la roquette

Horaires

Aujourd'hui
(Mercredi)
  • 08h00 à 18h00
Demain
(Jeudi)
  • 08h00 à 18h00
Vendredi
  • 08h00 à 18h00

Horaires

Du 16 mars 2016 au 05 novembre 2016

Lundi de 08h00 à 18h00

Mardi de 08h00 à 18h00

Mercredi de 08h00 à 18h00

Jeudi de 08h00 à 18h00

Vendredi de 08h00 à 18h00

Samedi de 08h30 à 18h00

Dimanche de 09h00 à 18h00



Du 06 novembre 2016 au 15 mars 2017

Lundi de 08h00 à 17h30

Mardi de 08h00 à 17h30

Mercredi de 08h00 à 17h30

Jeudi de 08h00 à 17h30

Vendredi de 08h00 à 17h30

Samedi de 08h30 à 17h30

Dimanche de 09h00 à 17h30

Derniers visiteurs admis au plus tard 15 minutes avant la fermeture.

ÉVÈNEMENTS

Activités / Visite / Promenade /

Visite guidée ésotérique au père lachaise

Du dimanche 07 août 2016 au dimanche 07 août 2016

de 14h00 à 16h30


fleche


Contacter la conservation du cimetière

Pour contacter le service des cimetières au sujet de votre concession (par exemple pour un renouvellement) :
– Vous êtes le concessionnaire ou ayant-droit reconnu de la sépulture : contactez directement la conservation du cimetière dans lequel se trouve votre concession au 01 55 25 82 10 ;
– Vous n'êtes ni concessionnaire, ni ayant droit de la sépulture : vous devez vous faire connaître au préalable auprès du bureau des concessions au 01 40 33 85 89 ou par courriel à l'adresse   cimetiere.perelachaise@paris.fr

Votre visite

Le cimetière de l'Est, communément appelé « cimetière du Père-Lachaise », est la nécropole la plus célèbre de France et la plus visitée de Paris (plus de trois millions de visiteurs s'y rendent chaque année).

Il n'existe pas de guides officiels du cimetière. Ne vous laissez pas abuser par les personnes se présentant comme guides.
 

Plans

Plan des concessions (PDF)
– Plan des sépultures des personnalités les plus demandées (PDF)
Sépultures des personnalités du monde des lettres de la philosophie et de la presse (PDF)
Sépultures des personnalités du monde du spectacle et de la musique (PDF)
– Sépultures de femmes célèbres (PDF)
– Les Communards du Père-Lachaise (PDF)
– Promenade autour des personnalités liées à la gastronomie (PDF)

Mappa del cimitero del Père-Lachaise (italiano) (PDF)
Mapa del cementerio de Père-Lachaise (español) (PDF)
– Map of the Père-Lachaise cemetery (English) (PDF)

Plan interactif

– Plan créé par l'association des Amis et passionnés du Père-Lachaise
 

Visite guidée en vidéo
 



Un peu d'histoire

Le cimetière du Père-Lachaise, est aujourd'hui la nécropole la plus célèbre de France ; pourtant, lorsque le cimetière du Père-Lachaise ouvre ses portes le 21 mai 1804, les Parisiens sont réticents. Onze ans plus tard, en 1815, on ne compte moins de 2 000 tombes au cimetière du Père-Lachaise sur 17 hectares, au point que les responsables imaginent une opération publicitaire : en 1817, ils y font inhumer les corps supposés être ceux de La Fontaine et de Molière (25e div.), d'Héloïse et d'Abélard (7e div.). Dès lors, les chiffres s'envolent : en 1830, 33 000 tombes sont dénombrées et il faut songer à accroître le cimetière. Entre 1824 et 1850, six agrandissements successifs donneront au Père-Lachaise sa surface actuelle de 43 hectares.

Le cimetière du Père-Lachaise totalise aujourd'hui 70 000 concessions.

La conservation du cimetière du Père-Lachaise gère aussi les cimetières de Bercy (12e), La Villette (19e), Belleville (20e) et Charonne (20e).

Des vignes de l'évêque au domaine des jésuites

Le succès du cimetière du Père-Lachaise est sans aucun doute lié à sa beauté. Au XIIe siècle, la colline sur laquelle il s'étend est un vaste terrain cultivé. L'évêque de Paris y possède des vignes et un pressoir. En 1430, ce lieu-dit, « le Champ-l’Évêque », est racheté par un riche négociant et épices nommé Regnault de Wandonne qui y installe sa maison de campagne, la Folie-Regnault, dont une rue du quartier perpétue le souvenir. En 1626, les jésuites de la rue Saint-Antoine acquièrent la propriété pour en faire leur maison de repos. C'est de là que, le 2 juillet 1652, Louis XIV, âgé de 14 ans, assiste aux combats de le Fronde dans le faubourg Saint-Antoine. C'est en souvenir de cette royale visite que la colline aurait pris le nom de Mont-Louis.

Plus tard, le père François d'Aix de La Chaise, confesseur de Louis XIV depuis 1675, vient souvent s'y reposer. Il contribue largement, grâce aux libéralités du roi, à l'embellissement et à l'agrandissement du domaine auquel son nom reste attaché. En août 1763, après expulsion des jésuites, le domaine est adjugé à un nommé Gratin qui le revend à la famille Baron en 1771. En 1803, ruiné par la Révolution, Jacques Baron cède le domaine à la Ville de Paris.

C'est à Brongniart (1739-1813), l'architecte de la Bourse, que Nicolas Frochot, préfet de la Seine sous l'Empire, confie les plans de la future nécropole qui deviendra le cimetière du Père-Lachaise. À partir du jardin à la française des jésuites, celui-ci conçoit un nouveau type de cimetière mêlant étroitement parc à l'anglaise et lieu de recueillement.

Des combats de 1814 aux massacres de la Commune

Au XIXe siècle, deux événements tragiques viennent troubler la sérénité des lieux, transformant ce champ de repos en véritable champ de bataille.

Le premier se déroule le 30 mars 1814, après l'abdication de Napoléon, lors de l'invasion de Paris par les troupes alliées. Ce jour-là, les élèves des écoles militaires de Polytechnique et d’Alfort se retranchent dans le cimetière du Père-Lachaise et y établissent leur ligne de défense en utilisant le mur d'enceinte pour repousser l'assaut des Russes. Les forces étant par trop inégales, ils sont écrasés. Les Russes, alors maîtres du terrain, installent leur bivouac au milieu des tombes, abattant de nombreux arbres.

Le second événement est plus tragique encore, car il est lié à l'histoire de la Commune. Du 21 au 28 mai 1871, les Fédérés retranchés dans le cimetière du Père-Lachaise y sont exécutés par les troupes gouvernementales puis sommairement inhumés dans des fosses aux abords du mur, aujourd'hui dit « mur des Fédérés », au nord-est du cimetière du Père-Lachaise. Devant ce mur, 147 d'entre eux, capturés lors des combats, seront fusillés le 28 mai 1871. Au même endroit, début juin, d'autres Communards sont encore passés par les armes. Avec les derniers Fédérés fusillés rue de la Roquette et place Voltaire, ce sont environ 1 000 corps qui auraient été inhumés à cet endroit.


A la découverte du cimetière du Père-Lachaise

Le plus grand espace vert de Paris

Le Père-Lachaise est aujourd'hui l'un des plus beaux espaces verts paysagers de la capitale, et le plus grand (43 hectares). Il est ombragé de 4 134 arbres de 13 essences différentes : principalement des érables, frênes, thuyas et marronniers auxquels s'ajoutent quelques platanes, robiniers, hêtres, tilleuls, acacias, sophoras, noyers…

A la 33e division se dresse un frêne commun de 1849, haut de 20 mètres et de 3,50 mètres de circonférence. A la 75e division, se trouve un eucommia ulmoides provenant de Chine, planté en 1959, tandis qu'à la 77e, un plaqueminier du Levant et un chicot du Canada ont été plantés respectivement en 1913 et 1923. Enfin, dans la même division, se dresse le doyen, un érable de Montpellier de plus de 150 ans, haut de 13 mètres et de 1,90 mètre de circonférence.
Paradis des oiseaux et des chats, le Père-Lachaise abrite aussi de petites chauve-souris, des hérissons… et une colonie d'abeilles, installée dans la tête en bronze de Casimir Perier, dont le monument se dresse sur le rond-point du même nom.

Depuis le 1er avril 1986, le Père-Lachaise dispose d'un « jardin cinéraire », le premier créé en France. C'est une pelouse bordée d'arbustes, s'étirant le long de la rue des Rondeaux (77e div.). Là sont dispersées, à la demande de leurs proches, les cendres des morts incinérés.

Un musée en plein air

L'heureuse harmonie qui règne ici entre nature et sculpture fait du cimetière du Père-Lachaise un remarquable musée en plein air de l'art funéraire du XIXe siècle. Tous les styles y sont représentés. Entre la flamboyante tombe gothique, le pompeux caveau haussmannien, le somptueux mausolée à l'antique, la simple pierre tombale, les marbres les plus rares et les fers forgés délicats, le visiteur n'a que l'embarras du choix. Le cimetière du Père-Lachaise compte aussi de nombreux monuments funéraires signés par les architectes et les sculpteurs les plus représentatifs de leur époque. Enfin, certaines tombes sont de véritables curiosités, du fait de l'inspiration sans limites de leurs créateurs ou de leurs commanditaires.

Signalons aussi que la partie la plus ancienne du cimetière du Père-Lachaise, la plus proche de l'entrée principale, a été classée en 1962 au titre des « sites historiques et pittoresques » : 33 000 tombes sont inscrites à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Dans ce secteur, une zone d'environ dix hectares, la plus accidentée du site, est dite « romantique » en raison des nombreux représentants de ce courant qui y reposent, tels Chopin ou Géricault.

Enfin, ont été classés monuments historiques :
— le mur des Fédérés ;
— la chapelle construite en 1823 par Étienne-Hippolyte Godde (1781-1869) sur l'emplacement de l'ancienne maison des jésuites ;
— la porte monumentale du boulevard Ménilmontant élevée par le même Godde en 1825 ;
— le monument aux morts de Bartholomé ;
— les tombes d'Héloïse et d'Abélard, de Molière, de La Fontaine et de l'abbé Delille ;
— le crématorium de style néobyzantin, le premier construit en France en 1886-1887, et le columbarium, dont les travaux ont débuté en 1894, deux œuvres de l'architecte Jean-Camille Formigé (1845-1926).

Soixante-dix tombes : la sculpture aux XIXe et XXe siècles

1. Louis Visconti 1791-1853 : Architecte du nouveau Louvre et du tombeau de Napoléon aux Invalides. La statue de marbre le représentant à demi allongé est signée par Victor Leharivel (1816-1878), qui travailla également pour le palais du Louvre ainsi que pour plusieurs églises parisiennes.

2. Alfred de Musset 1810-1857 : Poète et dramaturge. Il avait demandé qu'un saule fût planté sur sa tombe, mais la terre du Père-Lachaise ne le permet pas. Son buste en marbre blanc est l'œuvre de Jean Barre (1811-1896), auteur de la statue allégorique la Prudence la fontaine Saint-Michel.

3. Charlotte Lardin de Musset sœur du poète. La sculpture en pierre la représentant assise est de François Sicard (1862-1934), dont plusieurs statues ornent les jardins de Paris, tel le Bon Samaritain aux Tuileries.

4. Paul Baudry 1828-1886 : Peintre auquel on doit la décoration du foyer de l'Opéra Garnier. Son buste en bronze est dû à Paul Dubois (1829-1905), auteur de la Jeanne d'Arc de la place Saint-Augustin. Les deux figures, également en bronze, de part et d'autre du buste, symbolisant la Douleur et la Gloire, sont l'œuvre d'Antonin Mercié (1845-191 6), qui a réalisé le Gounod du parc Monceau.

5. Monument aux morts : par Albert Bartholomé. Cet impressionnant groupe en marbre, inauguré en 1899, sert de fronton à l'ossuaire du Père-Lachaise. Il constitue l'œuvre majeure de ce sculpteur qui a beaucoup travaillé pour les cimetières parisiens.

6. Albert Bartholomé 1848-1928 : Son gisant en pierre est dû à Alfred Boucher (1850-1934), l'auteur du groupe l'Inspiration ou la Peinture devant le Grand-Palais.

7. Sergent Hoff : un sous-officier qui s'est illustré pendant le siège de Paris, à la bataille de Champigny-sur-Marne en 1870. Sculpture en bronze d'Auguste Bartholdi (1834-1904), le célèbre auteur de la statue de la Liberté.

8. Alexandre Falguière 1831-1900 : Sculpteur et peintre, auquel on doit le monument à Pasteur de la place de Breteuil. Le grand haut-relief en marbre qui orne sa tombe symbolise l'Inspiration. C'est une œuvre de Laurent Marqueste, tout comme la statue équestre d'Étienne Marcel à l'Hôtel de Ville.

9. Félix Faure 1841-1899 : Élu président de la République en janvier 1895. Il est représenté couché sous les plis d'un drapeau par René de Saint- Marceaux (1845-1915), l'auteur du Dumas Fils de la place du Général-Catroux.

10. Thomas Couture 1815-1879 : Peintre dont on peut admirer la grande composition Les Romains de la décadence au musée d'Orsay. Son buste en bronze a été réalisé par Tony Noël (1845-1909), l'auteur du groupe allégorique de la Musique sur la façade du Grand-Palais, tandis que les deux Génies en bronze sont dus à Louis- Ernest Barrias (1841-1905), dont La Défense de Paris orne la dalle piétonnière du quartier de la Défense.

11. Ledru-Rollin 1807-1874 : Homme politique de gauche, ministre de l'Intérieur dans le gouvernement provisoire de février 1848. Son buste en bronze est l'œuvre du grand David d'Angers (1788-1856), sculpteur fécond qui modela 500 médaillons de personnalités de son époque. Le Père-Lachaise, où il est enterré (39e div.), est à sa manière un véritable musée David d'Angers.

12. François Arago 1786-1853 : Homme politique, membre du même gouvernement provisoire de février 1848, l'un des plus grands savants du XIXe siècle. Sa tombe a été dessinée par l'architecte Félix Duban (1797-1870), tandis que son buste avait été exécuté 15 ans avant sa mort par David d'Angers.

13. Famille Dubois : La Femme agenouillée qui trône au sommet de la sobre sépulture de Paul Dubois n'est autre que l'épouse du sculpteur, qu'il représenta dans la fleur de l'âge.

14. Guillaume Dubufe 1853-1909 : Peintre et décorateur. Sa tombe est due à l'architecte Jean- Camille Formigé et au sculpteur Albert Bartholomé.

15. Vivant Denon 1747-1825 : Directeur général des Musées, fut chargé d'organiser le Louvre. Sa statue en bronze est de Pierre Cartellier (1757-1831), auteur de la Victoire sur un quadrige qui orne la colonnade du Louvre.

16. Frédéric Chopin 1810-1849 : La statue d'Euterpe, muse de la Musique, en marbre blanc, est de Jean-Baptiste Clésinger (1814-1883), dont le monument à Gustave Flaubert orne le jardin du Luxembourg.

17. L'abbé Delille 1738-1813 : Considéré comme un poète de génie de son vivant, bien oublié depuis. Ses amis La Harpe, le chevalier de Boufflers et Jean-Jacques de Saint-Lambert reposent dans l'enclos qui entoure sa tombe, dessinée par l'architecte Brongniart, lui-même enterré juste à côté.

18. Fernand Arbelot mort en 1942 : Sur sa tombe, on découvre un étonnant gisant d'homme tenant un masque de femme, l'un et l'autre en bronze, œuvres du sculpteur belge Adolphe Wansart (1873-1954).

19. Jean Carriès 1855-1894 : Céramiste qui renouvela l'art du grès émaillé et dont le Petit-Palais conserve de nombreuses réalisations. Il s'est représenté lui-même, tenant dans sa main gauche, aujourd'hui disparue, la statuette du Gentilhomme français.

20. Théodore Géricault 1791-1824 : Considéré comme le premier peintre romantique. Son tombeau, d'abord exécuté en marbre (1840) a ensuite été entièrement refait en bronze (1884) par le même sculpteur, Antoine Étex (1808-1888), auteur de deux reliefs de l'Arc de Triomphe de l'Étoile. Sur le socle, trois bas-reliefs reproduisent des œuvres majeures du peintre conservées au Louvre : le Radeau de la Méduse, Chasseur à cheval chargeant et Cuirassier blessé.

21. Casimir Perier 1777-1832 : Banquier et homme politique, rallié à Louis-Philippe en 1830. Nommé ministre de l'Intérieur, il réprima la révolte des canuts de Lyon en 1831, et mourut du choléra. Son monument, au centre du rond-point du cimetière du Père Lachaise, a été dessiné par Achille-François-René Leclere (1785-1853), l'architecte du château de Mareyil, en Dordogne. La sculpture représentant l'homme d'État et les trois bas-reliefs, la Justice, l'Éloquence et la Fermeté, ont été exécutés par Jean-Pierre Cortot (1787-1843), auquel on doit le fronton du Palais-Bourbon.

22. Moreau-Vauthier La Pleureuse en bronze qui orne cette sépulture familiale est due au sculpteur Augustin Moreau- Vauthier (1831-1893), père de Paul Moreau-Vauthier (1871-1936), auteur du Mur dédié aux victimes des révolutions, que l'on peut voir dans le square Samuel-de-Champlain, avenue Gambetta, le long du cimetière du Père-Lachaise.

23. Auguste Comte 1798-1857 Le « père » du positivisme. Sa tombe a été décorée en 1985 par une Grande Maternitéen bronze, œuvre d'un sculpteur brésilien contemporain, Henrique-Batista da Silva Oliveira. Les adeptes du positivisme sont encore nombreux au Brésil.

24. François Raspail 1794-1878 Chimiste et homme politique d'opposition, il participa aux révolutions de 1830 et de 1848. Pour son tombeau, Antoine Étex a sculpté une émouvante Pleureuse drapée devant une cellule de prison, en marbre, évoquant ainsi les emprisonnements de Raspail.

25. Samuel Hahnemann 1755-1843 Médecin allemand, fondateur de l'homéopathie. Buste en bronze par David d'Angers.

26. Princesse Demidoff née Strogonoff morte en 1818. Décoré par Quaglia (1780-1853), un protégé de l'Impératrice Joséphine dont il fit le portrait, ce tombeau mausolée de trois étages surmonté d'un sarcophage est une des plus anciennes, des plus imposantes et des plus belles sépultures de la nécropole du Père-Lachaise. Des têtes de loups, des hermines et des marteaux sculptés dans la pierre entourent le premier étage, rappelant l'origine de la fortune de cette famille aristocratique russe, propriétaire de mines d'or, d'argent et de cuivre en Asie centrale, dans l'Altaï.

27. Ludwig Börne 1786-1837. Le médaillon de cet écrivain allemand, venu à Paris en 1832, et le bas-relief symbolisant l'Union de la France et de l'Allemagne par la Liberté sont de David d'Angers. Borne, auteur des Lettres de Paris, est un observateur minutieux de la vie parisienne.

28. Général Foy 1775-1825. II participa à toutes les campagnes de la Révolution et de l'Empire, en particulier à la conquête de l'Espagne. Son monument est un des plus beaux du cimetière du Père Lachaise, dessiné en forme de temple antique par l'architecte Léon Vaudoyer (1803-1872) et sculpté par David d'Angers.

29. Général Gobert mort en 1808. Tué à la tête de ses troupes en tentant de dégager l'armée du général Dupont, à Baylen, en Andalousie. La statue équestre et les quatre bas-reliefs sur le socle sont de David d'Angers. Ce puissant groupe en marbre, de 1847, est considéré comme le chef-d'œuvre du sculpteur.

30. Maréchal Suchet 1770-1826. Vainqueur de Tarragone et de Lérida, il soumit la Catalogne (1811), signa l'armistice de 1814, se rallia aux Bourbons puis rejoignit Napoléon pendant les Cent-Jours. Son tombeau, dessiné en forme de haute stèle carrée par Visconti, est: orné de bas-reliefs à l'antique par David d'Angers.

31. Famille Davillier. Cachée au cœur de la 40e division, cette sépulture de famille est agrémentée d'un paisible groupe en fonte, le Bon Berger, représentant le Christ, grandeur nature, entouré d'agneaux, œuvre de Pierre Curillon (1866-1954).

32. Chapelle Greffulhe. Ce monument de style gothique, un des plus anciens du Père-Lachaise, a été élevé pour la famille Greffulhe par l'architecte Brongniart en 1815.

33. Félix de Beaujour. Cet ancien pair de France s'est fait construire la plus extravagante sépulture de la nécropole du Père-Lachaise. Cette énorme cheminée de 20 mètres de hauteur est l'œuvre d'un architecte nommé... Cendrier !

34. Honoré de Balzac 1799-1850. Écrivain prolixe dont la plupart des romans forment une longue suite réunie sous le titre générique de la Comédie humaine. Buste en bronze par David d'Angers

35. Frédéric Dorian mort en 1873 Maître de forge et ministre des Travaux publics dans le Gouvernement de la Défense nationale (septembre 1870-février 1871). Statue en bronze par Aimé Millet (1819-1891), auteur de 'Apollon élevant sa lyre qui couronne le pignon de l'Opéra de Paris.

36. Madame Moris. Statue en bronze due au sculpteur homonyme Léopold Morice ( 1846-1920), auquel on doit la majestueuse République de la place du même nom.

37. Duc de Morny 1811-1865. Demi-frère de Napoléon III et personnage influent du Second Empire. Sa chapelle est l'œuvre de Viollet-le-Duc (1814-1879), le restaurateur de Notre-Dame.

38. Jules Michelet 1798-1874. Historien, auteur, entre autre, d'une Histoire de France (1833 à 1846) et d'une Histoire de la Révolution française (1847 à 1853). Sa tombe s'orne d'un grand bas-relief en marbre symbolisant l'Histoire, par Antonin Mercié.

39. Crozatier mort en 1855. Les deux bustes qui ornaient la tombe de ce fondeur ont disparu, mais il reste encore les trois beaux bas-reliefs ciselés par François-Joseph Bosio (1768-1845), dont on connaît la statue équestre de Louis XIV de la place des Victoires.

40. Pierre Tirard mort en 1893 Ancien président du Conseil des ministres. Une statue en pierre, le Devoir, le représente assis les poings fermés sur les genoux. Elle est signée par René de Saint-Marceaux.

41. Guérinot mort en 1891. La tombe de cet architecte, cachée derrière l'imposante chapelle de Thiers, est agrémentée d'une Pleureuse due à Louis-Ernest Barrias.

42. Reber 1807-1880. Compositeur classique, à l'opposé du modernisme de son contemporain Berlioz. Sur sa tombe, un bas-relief allégorique, la Musique, signé par Tony Noël.

43. Baron Taylor mort en 1879. "Protecteur des auteurs et artistes dramatiques". Statue en marbre de Gabriel-Jules Thomas (1824-1905), qui signa également le buste d'Alfred de Vigny au théâtre de l'Odéon.

44. Cino Del Duca 1899-1967. Éditeur de la presse du cœur et du roman-photo. Sur sa tombe un beau groupe en bronze, la Vierge soutenant le Christ, par le sculpteur italien Francesco Messina (né en 1900).

45. Pierre Cartellier 1757-1831. Sculpteur. Sa tombe, un sarcophage entouré de deux stèles, a été décorée par plusieurs de ses anciens élèves : (voir 15) buste et figure de l'Amitié par Louis Petitot (1794-1862), la Sagesse par Augustin Dumont (1801-1884), la Bonté par François Rude (1784-1855), la Gloire par Philippe Lemaire (1798-1880), le Talent par Émile Seurre (1798-1858), la Modestie par Bernard Seurre (1795-1867). La stèle de gauche est ornée de bas-reliefs dus à Louis Petitot, tandis que ceux de la stèle de droite sont signés par Émile Seurre.

46. Jean-Charles Alphand 1817-1891. Directeur des Promenades et Plantations de Paris sous le Second Empire, auquel on doit l'aménagement des bois de Boulogne et de Vincennes, les Buttes Chaumont et le parc Montsouris. Buste en bronze par Jules Coutan ( 1848-1939), auteur de la statue allégorique en marbre, la Calligraphie, sous la voûte d'entrée de la Bibliothèque nationale.

47. Anatole de La Forge. Défenseur de Saint-Quentin en 1870. Statue en bronze le représentant une épée à la main (la lame a disparu) par Louis-Ernest Barrias.

48. Charles Floquet 1828-1896. Président du Conseil en 1888, il blessa le général Boulanger en duel. Buste et sculpture allégorique de la République, en bronze, par Jules Dalou (1838-1902), l'auteur du Triomphe de la République de la place de la Nation.

49. Famille Cail. Dans cette somptueuse chapelle du Père Lachaise repose l'ingénieur Jean Cail, mort en 1871, créateur d'usines produisant des locomotives et des machines-outils. Les deux statues allégoriques en pierre qui flanquent l'entrée sont d'Alfred Thiébault, un sculpteur bien oublié, qui exposa des œuvres au Salon, de 1875 à 1889.

50. Jean Raynaud 1806-1863. Philosophe, auteur de Terre et Ciel, ouvrage empreint d'un libéralisme à la fois mystique et humanitaire. Médaillon par David d'Angers et l'Immortalité, haut-relief par Henri Chapu (1833-1891), auteur de la Jeanne d'Arc à Domrémy du musée d'Orsay.

51. Croce-Spinelli et Sivel morts en 1875. Aéronautes morts asphyxiés en ballon, à 8 000 mètres d'altitude. Statues couchées des deux défunts, en bronze, par Jean Dumilâtre, auquel on doit le Vendangeur du jardin du Luxembourg.

52. Colombarium : le sous-sol du colombarium abrite un monumental groupe en pierre, le Retour à la Nature, et un grand relief, les Signes du Zodiaque, de Paul Landowski (1875-1961), dont le Christ du Corcovado domine la baie de Rio de Janeiro et auquel on doit les fontaines de la Porte de Saint-Cloud (sculpures incluses désormais d'une salle de cérémonie créée au bénéfice du crématorium).

53. Alice Ozi morte en 1893 : Cette comédienne fut la maîtresse du duc d'Aumale, de Théophile Gautier et de Gustave Doré. Ce dernier a réalisé la statue en marbre, l'Effroi ou l'Amour maternel, qui orne sa tombe. Plus connu pour ses illustrations et ses peintures, Gustave Doré (1832-1883) est aussi l'auteur du monument à Alexandre Dumas père de la place du Général-Catroux.

54. Oscar Wilde 1854-1900. Écrivain irlandais, auteur du Portrait de Dorian Gray, fut emprisonné à cause de son homosexualité. Au-delà de la mort il fit encore scandale, puisque des mains vertueuses ont amputé son monument funéraire. Le poète, en effet, y est représenté nu, sous la forme d'un sphinx ailé, en pierre, œuvre du sculpteur expressionniste britannique Jacob Epstein (1880-1959).

55. Auguste Blanqui 1805-1881. Théoricien socialiste, conspirateur, révolutionnaire, fit de nombreux séjours en prison. La statue en bronze, le représentant couché et enveloppé d'un linceul, est due à Jules Dalou.

56. Victor Noir 1848-1870. Ce journaliste tué à 22 ans d'un coup de pistolet par Pierre Bonaparte, est représenté sous la forme d'un beau gisant en bronze, œuvre de Jules Dalou, devenue une sorte de symbole de la fécondité. La responsabilité en incombe au sculpteur qui a mis en relief, de façon très expressive, certaine partie de l'anatomie du jeune homme, devenue l'objet de fréquents attouchements.

57. Goukassow. Cette sépulture de famille est agrémentée d'une belle Descente de Croix en pierre rosé, œuvre du sculpteur arménien contemporain Akop Gurdjan, auquel on doit le buste de Léon Tolstoï (1955) dans le square du même nom.

58. Général Antranik. La statue équestre en pierre de cet officier arménien, auquel ses compatriotes rendent un constant hommage a été réalisée en 1968 par Léon Mourdoff. Suivent sept monuments aux morts édifiés entre 1949 et 1969. L'un d'eux rend hommage aux Espagnols morts pour la Liberté pendant et après la guerre civile. Les six autres ont été érigés à la mémoire des victimes des camps de concentration nazis.

59. Monument aux déportés du travail. Par I. et J. Gallo. Sur cette tombe où repose une victime inconnue, on peut voir un groupe en bronze représentant deux hommes enchaînés à une énorme roue crénelée. Celle-ci est en train de broyer un des deux personnages

60. Monument aux morts d'Oranienburg-Sachsenhausen. Par J.-B. Leducq. Impressionnant groupe en cuivre repoussé, montrant un homme décharné emporté par des flammes qui forment une véritable couronne d'épines autour de sa dépouille.

61. Monument aux morts de Buchenwald-Dora. Par Louis Bancel (1964). Groupe en bronze représentant trois hommes squelettiques soudés entre eux dans la douleur. Le premier personnage est encore debout serrant les poings, tandis que le deuxième tente de retenir le troisième qui s'est affaissé en expirant.

62. Monument aux morts de Ravensbrùck. Par E. Morlaix. Groupe en pierre composé de deux mains monumentales liées par une corde.

63. Monument aux 13 500 Français tués à Neuengamme. Par Pierre Honoré (1949). Femme agenouillée, en pierre, enserrant étroitement une imposante urne funéraire.

64. Monument aux Espagnols morts pour la Liberté. Par I. et J. Gallo (1969). Groupe en bronze montrant des bras tendus à travers des barreaux. Dans les mains des prisonniers, on peut voir une pomme de pin, des épis de blé et un rameau d'olivier.

65. Monument aux morts de Mauthausen. Par Gérard Choain (1958). Groupe en bronze et en granit montrant un homme écrasé par une charge trop lourde au bas des marches du camp qu'il lui faut pourtant gravir.

66. Edmond About 1828-1885. L'auteur de l'Homme à l'oreille cassée est représenté assis sur sa tombe du Père Lachaise. C'est une statue en bronze, grandeur nature, par Gustave Crauk (1827-1905), auteur du groupe Le Crépuscule, dans le jardin de l'avenue de l'Observatoire.

67. Famille Crespin. Buste de Crespin du Gast et deux femmes assises, en bronze, par Étienne Leroux (1836-1906), auquel on doit le Saint Denis du portail de l'impasse Saint-Eustache.

68. Héloïse 1101-1164 et Abélard 1079-1142. Ils sont les plus vieux défunts du cimetière du Père Lachaise. Venu étudier la théologie à Paris, le moine Abélard enseigna la théologie et la logique. Il s'enflamma pour son élève, la belle Héloïse, nièce du chanoine Fulbert chez lequel il logeait. Ce dernier, furieux, le fit castrer. Par la suite, Abélard erra de monastère en monastère tout en poursuivant quelque temps son enseignement, tandis qu'Héloïse entrait au couvent d'Argenteuil, puis devenait abbesse du couvent du Paraclet, près de Nogent-sur-Seine. Les lettres qu'échangèrent Héloïse et Abélard sont aussi passionnées qu'émouvantes. A la mort d'Héloïse, leurs dépouilles furent enfin réunies. A la Révolution, leurs ossements furent exhumés. Alexandre Lenoir (1761-1839), conservateur du musée des Petits-Augustins (l'actuelle école des Beaux-Arts), en hérita. Ce dernier assembla, à l'aide de pièces hétéroclites, le tombeau que l'on peut visiter au Père-Lachaise depuis 1817. Il procéda de même pour les sépultures de Molière et La Fontaine.

69. Jacob Roblès. Au cœur de la 7e division (jadis cimetière juif, séparé du reste de la nécropole du Père-Lachaise par un mur dont on peut encore voir des vestiges), se trouve la tombe d'un certain Jacob Roblès. Celle-ci est ornée d'un très beau médaillon en pierre, le Silence, sculpté en ronde bosse par Antoine-Auguste Préault (1809-1879), auquel on doit le Guerrier Gaulois du pont d'Iéna.

70. Caillât. Cette sépulture n'est pas sans évoquer le style des anciennes entrées de métro. Rien d'étonnant à cela, puisque son auteur n'est autre que l'architecte Hector Guimard (1867-1942), dont on peut admirer plusieurs immeubles à Paris, tel le Castel Béranger, rue La Fontaine, dans le 16e arrondissement.

Les gloires du Père-Lachaise

Les nombreuses personnalités inhumées dans le cimetière prouvent à quel point le Père-Lachaise est un jardin-panthéon. Toutes ces gloires contribuent à l'attrait du cimetière, un des sites parisiens les plus visités, avec la tour Eiffel, Notre-Dame et l'Arc de Triomphe. On trouvera ici, dans l'ordre des divisions, la liste des principales célébrités qui y reposent.

3e division
- Jules Romains 1885-1972. Auteur de la série romanesque les Hommes de bonne volonté.

4e division
• François Arago 1786-1853. Astronome, physicien et homme politique. Membre du Gouvernement provisoire en 1848, il contribua avec Victor Schoelcher à l'abolition de l'esclavage dans les colonies ;
• Esprit Auber 1782-1871. Compositeur d'opéras et d'opéras-comiques, dont La Muette de Portici qui, représentée à Bruxelles en 1830, donna le signal de la révolte des Belges contre les Pays-Bas ;
• Albert Bartholomé 1848-1928. Sculpteur auquel on doit le Monument aux morts du Père-Lachaise.
• Colette 1873-1954. Romancière, auteur de la série des Claudine, chantre des bêtes : La Chatte, Dialogues de bêtes...
• Victor Cousin 1792-1867. Philosophe, fondateur de l'éclectisme, spiritualiste, auteur Du vrai, du beau et du bien.
• Alexandre Falguière 1831-1900. Sculpteur auquel on doit le monument à Pasteur de la place de Breteuil.
• Félix Faure 1841-1899. Président de la République de 1895 à sa mort.
• Georges-Eugène Haussmann 1809-1891. Préfet de la Seine qui remodela profondément Paris sous le Second Empire.
• Alexandre-Auguste Ledru-Rollin 1807-1874. Candidat malchanceux aux élections présidentielles du 10 décembre 1848, remportées par Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III.
• Alfred de Musset 1810-1857. Auteur des Caprices de Marianne et de Lorenzaccio.
• Gioacchino Rossini 1792-1868. Compositeur d'opéras : Le Barbier de Séville, Guillaume Tell, La Pie voleuse. Son corps a été rendu à l'Italie en 1887.
• Louis Visconti 1791-1853. Architecte chargé par Napoléon III de réunir le Louvre aux Tuileries.

5e division
• Charles-François Lebrun 1739-1824. Choisi par Bonaparte comme 3e consul, après le 18 brumaire.
• Francis Poulenc 1899-1963. Compositeur du groupe des Six, avec Auric, Milhaud, Honegger, Durey et Germaine Tailleferre.

6e division
• Ferdinand de Lesseps 1805-1894. Il mena les négociations qui permirent le percement du canal de Suez.
• Jim Morrison 1943-1971. Animateur du groupe rock The Doors. C'est l'une des tombes les plus visitées de ce cimetière.

7e division
• Michel Levy 1821-1875 et Calmann Levy 1819-1891. Le premier a fondé la maison d'édition Calmann-Levy avec ses frères Calmann et Nathan.
• Julien Benda 1867-1956. Auteur du pamphlet La Trahison des clercs.
• Héloïse et Abélard. Amants légendaires du 12e siècle.
• Camille Pissarro 1830-1903. Peintre impressionniste, ami de Monet, de Renoir et de Cézanne avec lequel il peignit souvent dans les environs de Paris.
• Mademoiselle Rachel 1821-1858. Tragédienne qui interpréta tous les rôles d'héroïnes du répertoire classique.

8e division
• Xavier Bichat 1771-1802. Médecin, auteur d'un traité d'Anatomie générale, qui le rendit célèbre
• Marie-Joseph Chénier 1764-1811. Auteur des paroles du Chant du départ, et de pièces de théâtre exaltant l'esprit révolutionnaire.
• Georges Cuvier 1769-1832. Naturaliste et zoologiste, tenu pour le fondateur de l'anatomie comparée et de la paléontologie.
• Mademoiselle Mars 1779-1847. Créatrice du rôle de dona Sol dans Hernani de Victor Hugo.

10e division
• Emmanuel d'Astier de La Vigerie 1900-1969. Fondateur en 1941 du mouvement de résistance Libération en zone sud.
• Miguel-Angel Asturias 1899-1974. Écrivain et diplomate guatémaltèque, prix Nobel de littérature en 1967, auteur de Monsieur le Président et du Pape Vert.
• Édouard Branly 1844-1940. Physicien, contribua à l'élaboration de la télégraphie sans fil.
• Jean- Baptiste-Joseph Delambre 1749-1822. Astronome, auteur d'une Histoire de l'astronomie.
• Vivant Denon 1747-1825. Fit partie de la mission scientifique qui accompagna Bonaparte en Egypte, organisa le musée du Louvre.
• Pierre Desproges 1939-1988. Humoriste, auteur de Vivons heureux en attendant la mort.

11e division
• Louis Barthou 1862-1934. Homme politique, assassiné à Marseille avec le roi Alexandre Ier de Yougoslavie qu'il venait accueillir.
• Vincenzo Bellini 1801-1835. Compositeur de La Somnambule et de Norma. Comme celui de Rossini, son corps a été transféré en Italie.
• Henri Bernardin de Saint-Pierre 1737-1814. Auteur du célèbre roman Paul et Virginie.
• François-Adrien Boieldieu 1775-1834. Auteur d'une quarantaine d'opéras-comiques dont La Dame blanche est le plus connu.
• Alexandre Brongniart 1739-1813. Architecte de la Bourse, il dessina les plans du Père-Lachaise.
• Luigi Cherubini 1760-1842. Compositeur d'opéras, dont Médée, mais aussi de musique religieuse, de mélodies et de musique de chambre.
• Frédéric Chopin 1810-1849. Pianiste virtuose et compositeur d'origine polonaise, il a surtout écrit pour le piano : Polonaises, Valses, Mazurkas, Préludes...
• Jacques Delille 1738-1813. Abbé et poète bucolique; traducteur de Virgile.
• André Grétry 1741-1813. Compositeur auquel on doit de nombreux opéras-comiques, tel Richard Cœur-de-Lion, son chef-d'œuvre.
• Joseph Lakanal 1762-1845. Professeur, député à la Convention, il participa aux travaux sur l'instruction publique et l'organisation des écoles.

12e division
• Théodore Géricault 1791-1824. Peintre romantique, auteur du célèbre Radeau de la Méduse.
• François-Joseph Talma 1763-1826. Acteur favori de Napoléon Ier, grand interprète des premiers rôles de Corneille.

13e division
• France Clidat 1932-2012. Pianiste virtuose de renommée internationale, spécialiste de Liszt. Elle a reçu au cours de sa carrière un grand nombre de prix et de distinctions.
• Rodolphe Kreutzer 1766-1831. Violoniste et compositeur auquel Beethoven dédia sa sonate pour violon et piano, opus 47.
• Étienne Méhul 1763-1817. Compositeur d'opéras et de ballets, il est aussi l'auteur de la musique du Chant du départ.
• Casimir Perier 1777-1832. Le ministre de l'Intérieur de Louis-Philippe, qui réprima la révolte des canuts de Lyon en 1831.
• Gabriel Pierné 1863-1937. Compositeur et chef d'orchestre, il dirigea les Concerts Colonne de 1910 à 1934.
• Ignace Pleyel 1757-1831. Compositeur autrichien, il s'établit à Paris en 1795, fonda une maison d'édition, puis une fabrique de piano.

14e division
• Philippe Hériat 1898-1971. Acteur, metteur en scène, puis romancier, auteur de la trilogie des Boussardel.
• Jean-Lambert Tallien 1767-1820. Un des instigateurs du 9 thermidor, qui mit un terme à la Terreur et vit la chute de Robespierre et de ses alliés.

16e division
• Christian Bérard 1902-1949. Peintre et décorateur, il collabora aux mises en scène de Louis Jouvet et aux films de Cocteau.

17e division
• Auguste Comte 1798-1857. Le "père" du positivisme philosophique qui évolua vers un positivisme politique et religieux que résume la devise : "L'Amour pour principe, l'Ordre pour base et le Progrès pour but."
• Maréchal Victor 1764-1841. Maréchal de l'Empire, il eut un rôle important à Marengo (1800) et à Friediand (1807), il protégea le passage de la Bérésina (1812) pendant la retraite de Russie.

18e division
• Jean-François Champollion 1790-1832. Égyptologue, qui est à l'origine du déchiffrement des hiéroglyphes.
• Robert de Flers 1872-1927. Auteur dramatique, il écrivit avec Caillavet de nombreuses comédies légères.
• Gaspard Monge 1746-1818. Mathématicien et partisan passionné de la Révolution française, ce qui, dans le cadre des festivités du bicentenaire, valut à sa dépouille d'être transférée au Panthéon le 12 décembre 1989.
• François Raspail 1794-1878. Biologiste, chimiste et homme politique, il participa activement aux révolutions de 1830 et de 1848.

19e division
• Jane Avril 1868-1943. Danseuse du Moulin-Rouge, immortalisée par Toulouse-Lautrec.
• Étienne Geoffroy Saint-Hilaire 1772 1844. Professeur de zoologie au Muséum, il créa la ménagerie du Jardin des Plantes.
• Samuel Hahnemann 1755-1843. Médecin allemand, fondateur de l'homéopathie, il s'installa à Paris en 1835.

20e DIVISION
• Claude Bernard 1813-1878. Physiologiste, auteur de L'introduction à l'étude de la médecine expérimentale et de La science expérimentale, expression d'une théorie générale de la biologie.
• Mademoiselle Clairon 1723-1803. Claire de La Tude, dite la Clairon, interprète des tragédies de Voltaire.

22e division
• Gustave Doré 1832-1883. Dessinateur et peintre, il a illustré plus de 120 livres, dont Les Contes drolatiques de Balzac.

23e division
• Dominique Ingres 1780-1867
Peintre, défenseur de la tradition néo-classique face aux romantiques, comme en témoigne la Grande Odalisque, au Louvre.

24e division
• Camille Corot 1796-1875 Grand peintre paysagiste, annonciateur de l'Impressionnisme, a laissé aussi de nombreux portraits et nus.
• Honoré Daumier 1808-1879 Caricaturiste inspiré, mordant, il a aussi laissé quelques tableaux et sculptures.
• Général Junot 1771-1813 Aide de camp de Bonaparte en Égypte et commandant de l'armée du Portugal en 1807. Sa victoire à Abrantès lui valut d'être promu duc d'Abrantès.
• James Pradier 1790-1852 Sculpteur auquel on doit les Renommées de l'Arc de Triomphe de l'Étoile, ainsi que les statues de Lille et de Strasbourg, place de la Concorde.

25e division
• Antoine Gros 1771-1835. Peintre de l'épopée napoléonienne : Bonaparte au pont d'Arcole et La Bataille d'EyIau, au Louvre, parmi bien d'autres.
• Pierre-Simon Laplace 1749-1827. Mathématicien et physicien, il énonça les deux lois fondamentales de l'électromagnétisme.
• Molière 1622-1673 et La Fontaine 1621-1695. Deux des plus grands noms de la littérature du 17e siècle. Leurs "supposées" dépouilles, exhumées des anciens cimetières Saint-Joseph et des Innocents, avaient été confiées en 1799 à Alexandre Lenoir, fondateur du musée des Monuments français. Elles ont été transférées au Père-Lachaise en 1817, en même temps que celles d'Héloïse et d'Abélard. Depuis, ces deux grands écrivains reposent côte à côte, dans deux sarcophages de pierre entourés d'une grille.

26e division
• Alphonse Daudet 1840-1897. Auteur des Lettres de mon moulin et des Contes du Lundi.
• Louis-Joseph Gay-Lussac 1778-1850. Physicien et chimiste qui découvrit la loi de dilatation des gaz et la loi volumétrique de combinaison des gaz.

27e division
• Jean-Pierre Cortot 1787-1843. Sculpteur qui réalisa le fronton du Palais-Bourbon.

28e division
• Paul Barras 1775-1829. Député à la Convention, il fut de ceux qui contribuèrent à la chute de Robespierre, et joua un rôle politique éminent jusqu'au coup d'Etat du 18 brumaire an VIII.
• Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais 1732-1799. Auteur du Barbier de Séville et du Mariage de Figaro.
• Pierre-Jean de Béranger 1780-1857. Poète et chansonnier d'inspiration populaire. Ses satires et ses pamphlets politiques lui valurent la prison à deux reprises en 1815 et en 1828.
• François Boissy d'Anglas 1756-1826. Traversa allègrement tous les régimes : élu du Tiers-État aux États Généraux, Conventionnel, membre du Conseil des Cinq-Cents, puis du Tribunat, comte d'Empire, enfin pair de France sous la Restauration.
• Anthelme Brillat-Savarin 1755-1826. Gastronome auquel on doit un ouvrage sur la Physiologie du goût, mélange d'anecdotes, d'aphorismes et de recettes.
• Pierre Daunou 1761-1840. Historien, député à la Convention et membre du Conseil des Cinq-Cents, conservateur des Archives de France et professeur au Collège de France.
• Maréchal Davout 1770-1823. Vainqueur des Prussiens à Auerstaedt en 1806, gouverneur du granc-duché de Varsovie en 1807.
• Général Foy 1775-1825. II assura la défense des Pyrénées en 1813 pour protéger la retraite des troupes françaises évacuant l'Espagne.
• Maréchal Lefèbvre 1755-1820. Reçut la capitulation de Dantzig en 1807. Il est enterré avec sa femme, Catherine Hubscher, blanchisseuse de son régiment, la célèbre Madame Sans-gêne de la comédie de Victorien Sardou.
• Maréchal Masséna 1758-1817. Surnommé par Bonaparte, l'Enfant chéri de la victoire, il conquit le royaume de Naples en 1806.
• Maréchal Mortier 1768-1835. Participa aux campagnes de l'Empire, signa la capitulation de Paris en 1814 et se rallia à Louis XVIII.
• Anna de Noailles 1876-1933. Auteur de recueils lyriques, tels Le Cœur innombrable, Les É bleuissements ou encore Les Vivants et les morts.
• Claude de Saint-Simon 1760-1825. Philosophe et économiste qui préconisait déjà en 1814 la création d'un parlement européen et prévoyait l'avènement de la société industrielle.
• Richard Wallace 1818-1890. Philanthrope britannique qui dota Paris des fontaines publiques qui portent son nom.

29e division
• Claude Chappe 1763-1805. Inventeur de la télégraphie aérienne par un système de signaux articulés transmis du haut d'une série de tours.
• Benjamin Constant 1767-1830. Écrivain, auteur de Adolphe, et homme politique, hostile à Napoléon et chef du parti libéral sous la Restauration.
• Maréchal Ney 1769-1815. Surnommé le Brave des braves pour ses exploits militaires sous l'Empire, il fut condamné à mort par la Cour des pairs le 6 décembre 1815 pour son ralliement à Napoléon, aux Cent-Jours.
• Pierre-Paul Prud'hon 1758-1823. Peintre, héritier du XVIIIe siècle par sa grâce élégiaque, sa sensualité rêveuse, annonce le romantisme. La Justice et la Vengeance divine poursuivant le crime, au Louvre, est un de ses tableaux les plus connus.

30e division
• Maréchal Kellermann 1735-1820. Le vainqueur de Valmy en 1792.
• Emmanuel-Joseph Sieyès 1748-1836. Théoricien de la Révolution dont il fut un des principaux acteurs, il prépara le coup d'État du 18 brumaire avec Bonaparte, qui le mit à l'écart des responsabilités politiques auxquelles il pouvait prétendre.

32e division
• Femand Braudel 1902-1985. Historien de l'école des Annales, auteur d'ouvrages novateurs tels La Méditerranée et le monde méditerranéen à l'époque de Philippe II.

34e division
• Éléonore Duplay morte en 1832. La "fiancée" de Robespierre.

35e division
• Éugène Scribe 1791-1861. Auteur de vaudevilles, tel Bataille de dames, et de nombreux livrets d'opéras.

36e division
• Félix Nadar 1820-1910. Photographe qui a laissé de nombreux portraits des célébrités de son époque. Homme-orchestre, il était aussi aéronaute, dessinateur et écrivain.

37e division
• Maréchal Macdonald 1765-1840. Général à 28 ans, il participa aux campagnes du Consulat et de l'Empire, sauf entre 1804 et 1809 en raison de la disgrâce que lui valut son amitié pour le général Moreau qui complota contre Bonaparte.

38e division
• Guillaume Dupuytren 1777-1835. Chirurgien, un des fondateurs de l'anatomie pathologique.

39e division
• Jean-Jacques-Régis de Cambacérès 1753-1824. Conventionnel, deuxième consul aux côtés de Bonaparte, il joua un grand rôle dans l'élaboration du Code Civil.
• Pierre-Jean David d'Angers 1788-1856. Sculpteur fécond qui pratiquait tout aussi bien la statuaire que le relief, le buste ou le médaillon. Le Père-Lachaise recèle un bon nombre de ses œuvres.
• Maréchal Murât 1767-1815. Beau-frère de l'Empereur, il devint roi de Naples en 1808, perdit son royaume en 1815, tenta un débarquement en Calabre, fut pris et fusillé.
• Antoine-Augustin Parmentier 1737-1813. Auteur d'une analyse chimique de la pomme de terre, se fit le propagandiste de cette tubercule en France.
• Maréchal Sérurier 1742-1819. Vétéran de la guerre de Sept Ans, se rallia à la Révolution, se distingua pendant le première campagne d'Italie et participa au 18 brumaire.
• L'abbé Sicard 1742-1822. Pédagogue, succéda à l'abbé de L'Épée à la tête de l'école des sourds-muets de Paris.
• Maréchal Suchet 1770-1826. Joua un rôle important dans la guerre d'Espagne, en conquérant la Catalogne en 1811,

40e division
• Armand Trousseau 1801-1867. Médecin, auteur des Cliniques médicales de l'Hôtel-Dieu.

44e division
• Sarah Bernhardt 1844-1923. Inoubliable interprète de l'Aiglon d'Edmond Rostand et de La Dame aux camélias de Dumas fils.
• Allan Kardec (Hyppolite-Léon-Denizard Rivail) 1804-1869. Fondateur de la doctrine du spiritisme et auteur du Livre des esprits. Sa tombe est l'une des plus visitées et fleuries du Père-Lachaise.
• Sully Prudhomme 1839-1907. Poète élégiaque des Solitudes et des Vaines tendresses.
• Simone Signoret 1921-1985. Actrice, interprète de casque d'or, l'un de ses plus beaux rôles et auteur de La Nostalgie n'est plus ce qu'elle était.
• Yves Montand 1921-1991. Acteur, chanteur, il épouse l'actrice Simone Signoret en 1951. Il a joué dans "Z", "César et Rosalie", "Le salaire de la peur"...

45e division
• Jean-Louis Baudelocque 1746-1810. Médecin accoucheur et professeur d'obstétrique, auteur de L'Art des accouchements, il organisa l'enseignement des sages-femmes.
• François-Joseph Bosio 1768-1845. Sculpteur auquel on doit notamment la statue équestre de Louis XIV de la place des Victoires.

48e division
• Honoré de Balzac 1799-1850. Auteur d'Eugénie Grandet, du Père Goriot, et de tant d'autres romans. Avec lui repose madame Hanska (1801-1882), avec laquelle il entretint une abondante correspondance et qu'il épousa l'année de sa mort.

49e division
• Eugène Delacroix 1798-1863. Le grand peintre romantique, dont Les Massacres de Scio et La Mort de Sardanapale sont l'expression caractéristique.
• Casimir Delavigne 1793-1843. Auteur dramatique auquel on doit les Vêpres siciliennes.
• Charles Delescluze 1809-1871. Journaliste, membre du Comité de salut public sous la Commune, mourut sur les barricades.
• Gérard de Nerval 1808-1855. Auteur des Filles du feu et d'Aurélia, ouvrage inachevé et posthume. On retrouva Nerval pendu, près du Châtelet.
• Charles Nodier 1780-1844. Auteur de contes fantastiques et d'un Dictionnaire raisonné des onomatopées. Conservateur de la bibliothèque de l'Arsenal, son salon abrita le Cénacle, groupe fondateur du mouvement romantique.

50e division
• Victor Schoelcher 1804-1893. Œuvra pour l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises (1848) et dans le monde. Son corps a été transféré au Panthéon le 20 mai 1949.

52e division
• Maurice Merleau-Ponty 1908-1961. Philosophe, auteur de la Structure du comportement et des Aventures de la dialectique.
• Jules Michelet 1798-1874. Auteur d'une monumentale Histoire de la Révolution française en sept volumes.

53e division
• Ferdinand Barbedienne 1810-1892. Fondeur qui mit au point un procédé permettant de fondre en réduction la copie des œuvres originales.
• Pierre Cartellier 1757-1831. Orfèvre et sculpteur. On lui doit la Victoire sur un quadrige à la colonnade du Louvre.
• Cino Del Duca 1899-1967. Fondateur d'un important groupe de presse.

54e division
• Marie d'Agoult 1805-1876. Compagne de Liszt dont elle eut deux filles, elle publia sous le pseudonyme de Daniel Stern Nélida, un roman d'inspiration autobiographique.
• Joseph Caillaux 1863-1944. Plusieurs fois ministre.

89e division
• Général Gustave Ferrié 1868-1932. Savant, polytechnicien, ingénieur spécialiste des transmissions. Il sauva la Tour Eiffel de la destruction en ayant l'idée de l'utiliser pour ses expériences de télégraphie sans fil. Il intercepta les messages qui permirent l'envoi des taxis de la Marne et l'arrestation de Mata Hari. Il est l'un des artisans de la victoire de 1918. Militaire le plus décoré après le maréchal Foch.

Columbarium
• Frantisek Kupka 1871-1957, dans la case 22 696, galerie T du 2e sous-sol. Peintre tchèque, il est considéré comme l'un des pères de l'abstraction.