Eglise Saint-Roch

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Accès

296 rue Saint Honoré 75001 PARIS
Tél. : 01 42 44 13 20
Métro
    M° Tuileries, ligne 1
Velib'
  • Station N° 1017, 215 rue saint honore
  • Station N° 1014, 5 rue de l'echelle
  • Station N° 1018, 2 rue d'alger

fleche

Un peu d'histoire

Le quartier Saint-Honoré au XVIIe siècle
Le quartier Saint-Honoré se développe à partir de la fin du XVIe siècle de part et d'autre du grand axe parisien qui, au-delà de la porte Saint-Honoré conduit vers Neuilly et Argenteuil.
Avant de devenir l'une des artères les plus élégantes de la Capitale, la rue est en cette période d'intense renaissance catholique bordée de nombreux couvents.
Certains, devenus propriété de la Nation en 1789, seront sous la Révolution le siège des principaux clubs révolutionnaires (couvents des Feuillants et des Jacobins).
Elevée à l'est du quartier après les troubles de la Fronde,  l'église Saint-Roch, troisième église paroissiale construite à Paris au XVIIe siècle, prend la place d'une église plus ancienne devenue trop petite pour ce quartier en plein peuplement.

 

Architecture

Le plan de l'édifice, inspiré de celui de Notre-Dame de Paris (église avec nef et choeur bordés de bas-côtés ouvrant sur des chapelles latérales et transept non saillant) a été dressé par Jacques Lemercier, architecte de la Sorbonne et du Val-de-Grâce. La première pierre fut posée par Louis XIV le 28 mars 1653
Les travaux, commencés côté nef et sans doute rapidement interrompus, reprirent à partir de 1706 avec la construction, à l'arrière du choeur, sous la direction de Jules Hardoin-Mansart, d'une chapelle en rotonde dédiée à la Vierge dont l'architecture riche d'effets frappa les contemporains. Elevée à partir de 1736, la façade de l'église, articulée par la superposition de colonnes doubles, est l'oeuvre de Robert de Cotte. Saint-Roch comportait à l'origine une tour qui fut détruite à la suite du percement de l'avenue de l'Opéra.

 

Décor, mobilier et oeuvres

Le décor avant la révolution
L'extraordinaire richesse du décor intérieur mis en place avant la Révolution et dont l'église conserve encore quelques éléments est due à la personnalité du curé Jean-Baptiste Marduel qui sut s'attirer le concours des principaux artistes de l'époque.
Il fit appel en 1754 à l'architecte Louis-Etienne Boullée pour construire au chevet de l'église une nouvelle chapelle ouvrant dans l'axe de la chapelle de la Vierge et dédiée au Calvaire.
Elle recevait la lumière par la voûte, faisant apparaître dans un jour mystérieux le Christ en croix au sommet du Golgotha. Le dispositif, très critiqué par Diderot en raison de son caractère théâtral souligné par la perspective, a été remanié en 1850.
J-B Marduel s'attacha également à la décoration du transept (La Prédication de Saint-Denis de Joseph-Marie Vien et Le Miracle des Ardents de Gabriel-François Doyen, exposés au Salon de 1767) et fit peindre par Jean-Baptiste Pierre (1713-1789) la coupole de la chapelle de la Vierge. L'oeuvre qui montre une Assomption de la Vierge a survécu aux destructions révolutionnaires et constitue un bon exemple des effets de trompe l'oeil recherchés par les peintres du XVIIIe siècle. Le groupe de L'Annonciation du à Louis-Etienne Falconnet, qui décorait le maître autel de la chapelle sous une gigantesque Gloire à rayons toujours en place, a disparu. Il a été remplacé après la Révolution par La Nativité de Michel Anguier provenant du Val-de-Grâce.  
 

Saint-Roch au XIXème siècle
On doit à Claude Marduel, curé de Saint-Roch après la Révolution et neveu du précédent, d'avoir obtenu le retour dans l'église de plusieurs oeuvres enlevées en 1794  dont l'important Christ au jardin des Oliviers de Falconet aujourd'hui dans le transept. On lui doit également les reliefs du Chemin-de-Croix et le groupe de La Mise au Tombeau commandé, sous l'Empire, à Louis-Pierre Deseine et installé dans la chapelle du Calvaire.
En 1850, la Ville de Paris chargea Adolphe Roger du décor des voûtes du choeur et de la coupole du  transept (Anges et Evangélistes entourant le Christ) et, pour réparer les destructions révolutionnaires, commanda à plusieurs artistes une série de peintures pour les murs des chapelles latérales.
De cet ensemble inégal se détache le décor peint par Chasseriau pour la chapelle des fonts baptismaux (Saint Philippe baptisant l'eunuque de la Reine d'Ethiopie et Saint François Xavier, apôtre de la Chine et du Japon).
 

Oeuvres et mobiliers
Saint-Roch montre de nombreuses oeuvres provenant d'églises détruites sous la Révolution.
De l'ancien couvent des Feuillants, l'église a recueilli deux tableaux peints par Jean Restout (1692-1768) accrochés dans le transept et le déambulatoire (La Purification de la Vierge et Le Triomphe de Mardochée).
Plusieurs monuments funéraires ou sculptures  du XVIIIe siècle ont été répartis dans les chapelles (statue agenouillée du cardinal Dubois, par Guillaune Coustou ; tombeau de Pierre Mignard, associant le buste du peintre et la figure priante de sa fille, la comtesse de Feuquières, par Jean-Baptiste Lemoyne ; Saint Jérôme de Louis-Sigisbert Adam).
La découverte de ces chefs-d'oeuvre ne doit pas conduire à sous-estimer quelques ensembles remarquables commandés au XIXe siècle comme le monument commémoratif de l'abbé de L'Epée par Auguste Préault ou Le martyre de saint André réalisé par James Pradier en 1822 (transept de gauche).



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