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Jardin des Tuileries

Photo de l'équipement Jardin des Tuileries
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Accès

113 rue de Rivoli 75001 PARIS
Métro
    M° Tuileries, ligne 1
Velib'
  • Station N° 1018, 2 rue d'alger
  • Station N° 1017, 215 rue saint honore
  • Station N° 1019, 237 rue saint honore

ÉVÈNEMENTS

Événements / Fête de quartier /

Fête Foraine du jardin des Tuileries

Du samedi 28 juin 2014 au dimanche 24 août 2014

Tous les jours de 11h00 à 23h45


fleche

Accessibilité d'usage pour les personnes à mobilité réduite et en situation de handicap sensoriel
Pour plus d'informations concernant l'accessibilité, consultez le site du Centre des Monuments Nationaux
http://www.handicap.monuments-nationaux.fr/


Le plus ancien et le plus vaste jardin de Paris. Ce chef-d'oeuvre des jardins classiques abrite des ormes et certains arbres en place depuis le second empire...

Se promener 

    
Si vous entrez dans le Jardin des Tuileries par la place de la Concorde, vous découvrirez un ensemble de statues représentant des personnages de l'Antiquité, datant de 1716. Vous pourrez vous asseoir tranquillement sur une chaise du Jardin des Tuileries, autour du grand Bassin Octogonal rehaussé de sauges rouges à la belle saison, bordé d'une double allée d'orangers en caisses, qui viennent souligner la symétrie du Fer à Cheval, dont les rampes s'élevant majestueusement vers les terrasses sont un souvenir du mur d'écho du jardin de Catherine de Médicis.
 
La Terrasse du Bord de l'Eau vous dévoilera les formes élégantes de l'Orangerie, dont les bâtiments actuels datent de 1892. Elle avait été conçue à l'origine pour abriter les Nymphéas de Claude Monet et accueille également la collection de Jean Walter et Paul Guillaume. Vous déambulerez sous des allées de tilleuls, ponctuées ça et là de très beaux ormes, dont un planté devant l'Orangerie, un des rares rescapés de la maladie (la graphiose) qui les a décimés en France.

C'est en 1980, que la maladie des ormes (graphiose) est apparue pour la première fois dans la capitale. On en comptait 30 000 avant l'épidémie, alors qu'aujourd'hui seuls 1 000 ormes survivent, dans les larges avenues parisiennes (avenue d'Italie, de Choisy, boulevard Lefebvre, de Grenelle, Garibaldi...). Aucun traitement n'a réussi à en venir à bout. Des injections dans les arbres malades en 1986-1987 ont été infructueuses. On reconnaît un arbre malade à son feuillage desséché qui reste malgré tout en place. Des stries noires apparaissent parfois sous l'écorce. Le seul remède est de l'abattre avant qu'il ne contamine les autres. La maladie est provoquée par un champignon transmis par un insecte, le scolyte. Alors qu'au 17ème siècle, l'orme était la première espèce d'arbre à Paris, aujourd'hui, il est l'une des moins répandue !

A l'Ouest du Jardin des Tuileries, vous découvrirez sur la Terrasse des Feuillants, la Galerie du Jeu de Paume, l'ancêtre du tennis, qui accueille des expositions d'art contemporain. A chaque extrémité de la double allée de tilleuls du Jardin des Tuileries, vous reconnaîtrez facilement le régal des vers à soie : deux mûriers blancs qui ont la particularité de pousser sous trois formes différentes sur la même branche. Ces arbres ont été récemment replantés dans le Jardin des Tuileries en hommage à Henri IV, qui les avait imposé sur toute la longueur de la terrasse pour encourager la production de soie en France. 

En souvenir de la première assemblée républicaine qui a siégé en 1791 dans la salle du Manège, aujourd'hui disparue, l'esplanade des Feuillants accueille en contrebas des monuments exaltant l'âme républicaine à Jules Ferry et à Pierre Waldeck Rousseau, et un chêne de la République. De part et d'autre de l'allée centrale du Jardin des Tuileries s'étendent seize bosquets de marronniers apportant ombre et fraîcheur aux coureurs qui passent et repassent inlassablement. Vous êtes ici dans le Grand Couvert, où vous pourrez admirer des sculptures de Coustou et Le Pautre (moulages des oeuvres originales conservées au Musée du Louvre), représentant les " Coureurs d'Atalante " " qui se poursuivent au milieu des iris d'eau...un encouragement pour les joggeurs infatigables qui se croisent chaque jour au détour de ces allées.

Le Nôtre étudia avec minutie la peinture et les effets d'optiques pour redessiner le Grand Carré, qui est remarquable pour ses jeux de perspective. Il corrigea le déformations dues à la distance en décalant vers l'Est les petits bassins ronds des Jardins Réservés, situés à gauche et à droite du Bassin Rond (côté place du Carrousel), qui paraît bien plus vaste que le Bassin Octogonal alors qu'il est deux fois plus petit ! 

Les petits enfants pourront renouer avec les jeux de leurs ancêtres en guidant des petits bateaux à voile loués sur place, sillonnant parmi les carpes. Les pelouses bombées du Jardin des Tuileries vous feront plonger dans la verdure, dissimulant certaines allées à votre regard. Certains arbres, en place depuis l'Empire, encadrent les statues du 17ème siècle à nos jours qui ont été merveilleusement restaurées. Vous découvrirez, parmi les oeuvres anciennes du jardin des statues de Rodin (Le Baiser, Eve, La méditation, La Grande Ombre), Coysevox ou Carpeaux, mais aussi des oeuvres contemporaines de Max Ernst (Microbe vu à travers un tempérament), Alberto Giacometti (Grande Femme II), Jean Dubuffet (Le Bel Costumé), Henry Moore (Reclining Figure), qui forment un véritable et remarquable musée de sculptures en plein air. Vous pourrez les contempler à loisir assis confortablement dans une des trois mille chaises, et assister à l'explosion printanière des 60 000 bulbes en fleurs, qui recouvrent d'un tapis de lumière le pied des arbres de Judée aux somptueuses fleurs roses... avant de vous diriger vers les deux buvettes et les deux restaurants pour vous remettre de ces émotions !

Un peu d'histoire 

Le plus ancien et le plus vaste jardin de Paris...

En 1519, François 1er avait choisi ce vaste terrain occupé depuis le 12ème siècle par des fabriques de tuiles et entouré de champs de cucurbirtacées (courges), pour y construire une résidence luxueuse avec jardin, qui ne vit jamais le jour. En 1564, Catherine de Médicis, séduite par les lieux, commença à développer un véritable plan urbanistique et aménagea un palais, les " Tuileries ", au milieu d'un jardin florentin inspiré des jardins du Moyen-Age, où l'on pouvait admirer une grotte ornée des oeuvres du céramiste Bernard Palissy et un étonnant mur d'écho. Des réceptions fastueuses s'y déroulèrent, donnant l'occasion aux puissants de l'époque d'exalter leur pouvoir.

En 1664, André Le Nôtre, créateur des jardins royaux de Versailles, de Marly, de Saint-Cloud et de Saint-Germain, fut chargé par Louis XIV de redessiner le jardin. Le roi l'ouvrit à la promenade des " honnêtes gens ", le peuple pouvant s'y rendre à la Saint-Jean. Ce fut le premier jardin public de Paris. Sous Louis XV, certaines sculptures provenant du parc de Marly, dont les célèbres chevaux, vinrent habiller en 1719 les allées élégantes du jardin, suivies, après 1794, par d'autres statues provenant des anciens parcs royaux. Ce n'est que bien plus tard qu'apparurent les galeries de l'Orangerie (1853) et le Jeu de Paume (1861). Fêtes officielles et événements populaires s'y succédèrent à un rythme soutenu, les Parisiens assistants ébahis à l'ascension des premiers ballons à hydrogène (1783), au premier salon de l'automobile (1898), au banquet des 22 000 maires de France (1900), aux attractions du bicentenaire de la Révolution...

Le palais fut détruit partiellement par un incendie lors des affrontements de la Commune, en 1871, et rasé en 1883, laissant un vaste jardin, agrandi peu après grâce à la création du jardin du Carrousel, qui porte le nom d'une parade hippique.

Deux parterres encadrent des buissons d'ifs taillés dans les règles de l'art topiaire, rayonnant à partir de l'arc de Triomphe du Carrousel (1808) qui commémore les victoires napoléoniennes de 1805 et 1806. Il a été redessiné par Jacques Wirtz au moment de la construction des galeries du Carrousel du Louvre, qui abritent la célèbre pyramide inversée de Pei, de nombreux magasins et un accès au musée du Louvre. Ce jardin classique est aujourd'hui un modèle de technicité : un jardin sur dalle suspendu au-dessus des galeries où l'on aperçoit dix-huit statues de Maillol, installées à l'initiative d'André Malraux en 1965, dissimulées dans ses haies bien taillées.

Le jardin des Tuileries a depuis lors subi une complète transformation. Six années ont été nécessaires à l'Etat (1991-1996) pour lui redonner une nouvelle jeunesse : les paysagistes Louis Benech, Pascal Cribier et François Roubaud ont conservé l'essentiel des perspectives de Le Nôtre. Dans le Grand Carré, les pelouses ont été retracées, 68 grands arbres ont été conservés, 1 300 replantés, dont 800 dans le Grand Couvert, les deux exèdres(1799) en marbre (bancs en demi-cercles destinés à la conversation, à l'origine présents dans l'abside des basiliques chrétiennes) ont été mises en eau, apportant une touche romantique au jardin.

Désormais, 125 000 plantes sont placées chaque année par les jardiniers du domaine, l'eau d'arrosage étant acheminée depuis le canal de l'Ourcq (dont la rivière prend sa source dans l'Aisne, à 80km de Paris), grâce à une pompe à forte pression et une gestion informatisée.

 

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