Mairie du 10e arrondissement

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Accès

72 Rue du Faubourg Saint-Martin 75010 PARIS
Tél. : 01 53 72 10 10
  • handicap Accessible aux personnes déficientes auditives
Métro
    M° Château d'Eau, ligne 4
Velib'
  • Station N° 10009, face 14 rue hittorff
  • Station N° 10007, 57 rue du chateau d'eau
  • Station N° 10012, 58 rue des vinaigriers

Horaires

Aujourd'hui
(Vendredi)
  • 08h30 à 17h00
Demain
(Samedi)
  • 09h00 à 12h30
Dimanche
Samedi (uniquement déclarations naissance et décès)

Horaires

Horaires réguliers

Lundi de 08h30 à 17h00

Mardi de 08h30 à 17h00

Mercredi de 08h30 à 17h00

Jeudi de 08h30 à 19h30

Vendredi de 08h30 à 17h00

Samedi de 09h00 à 12h30

Dimanche Fermé


fleche

  • QUALIPARIS

A partir du mercredi 25 novembre, l’accueil des habitants souhaitant bénéficier d’un soutien psychologique sera assuré par le Centre Médico Psychologique du 10ème qui  se trouve au 17, rue Lucien SAMPAIX.

Le label QualiPARIS, décerné par un organisme de certification indépendant, repose sur des engagements concrets et vérifiables en matière :
-          d’accueil
-          d’écoute
-          d’accès
-          d’information 
 
Découvrez les engagements qualité

Pour en savoir sur la démarche qualité de la Ville 


Un peu d'histoire...

En 1889, un concours supervisé par Alphand et Charles Garnier est organisé pour construire la mairie du Xe arrondissement. Eugène Rouyer en est le lauréat. Classé second en 1873, à l’occasion de la reconstruction de l’Hôtel de ville, il s’inspire de sa réponse. Il accentue l’aspect monumental et l’enrichit d’un décor abondant. Il s’attache alors, à concilier les nécessités esthétiques d’une ornementation renaissance avec les dernières conquêtes de la science et de l’industrie. La structure métallique du bâtiment laisse à la façade, un simple rôle de parement.

L'architecture

La municipalité et probablement le maire, Monsieur Bonnet, également architecte, souhaite un bâtiment surpassant les précédents. Le budget est d’ailleurs très élevé, même s’il sera révisé à la baisse.

Eugène Rouyer reprend les caractéristiques spatiales de ce type de programme. Généralement le plan est symétrique et hiérarchisé : au centre un escalier d’honneur mène aux salles des fêtes et des mariages, autour desquelles l’espace s’organise, un campanile coiffe l’édifice.

La première pierre est posée le 10 janvier 1892 et la mairie est inaugurée par Félix Faure le 28 février 1896. Le bâtiment plût aux édiles, qui critiquèrent cependant l’escalier central et le dessin des façades latérales.
Appuyé sur un ferme soubassement, s’ouvrant au sommet d’un grand perron sur 5 portes de fer forgé, la façade comporte 5 travées centrales, prolongées par deux avant-corps, légèrement saillants, qui se retournent sur les rues Hittorff et du Château d’eau, formant ainsi d’imposants pavillons. Celui de l’angle des rues Hittorff et Pierre Bullet est resté inachevé.

L’architecture intérieure, le mobilier et les décors

Le décor intérieur est conçu avec une simplicité affirmée. Sous prétexte d’exalter les vertus républicaines, le goût du décor qui caractérise l’habitation privée de l’époque, pénètre dans la maison commune.

L’intérieur s’organise autour d’un grand hall central, éclairé par une verrière à carreaux colorés. Au départ de l’escalier d’honneur, deux candélabres de bronze doré, fixé sur la rampe de marbre, l’éclaire. Les deux volées à double montées divergentes aboutissent à la galerie qui relie les deux grandes salles du 1er étage : la salle des fêtes et la salle des mariages.

Lors de son inauguration, la salle des fêtes n’a pas encore reçu son décor. Cette grande salle, scandée par 20 baies monumentales, ouvre sur la rue ou sur le hall, des pilastres doriques surmontés d’une corniche les encadrent. De part et d’autre du volume central, deux salons ferment l’espace. Ils reprennent  le même principe de disposition des toiles marouflées : quatre d’entre elles encadrent les deux portes-fenêtres ouvrant sur leurs balcons, une autre occupe tout un pan de mur et la dernière est fixée au plafond dans un caisson de forme elliptique.

Le 11 juillet 1902, le Conseil municipal approuve le principe de décoration de la salle des fêtes. Elle consiste en un ensemble de 10 panneaux et 2 plafonds peints, répartis entre les 2 salons Nord et Sud. Devant les économies drastiques, engagées lors du chantier, son achèvement est reporté.

La commission des Beaux-Arts de l’Hôtel de Ville choisit des peintres sociétaires du salon des artistes français : ceux que l’on appellera les « pompiers ». Les différentes commandes sont arrêtées par décision préfectorale, le 22 août 1905. Les artistes sont appelés à renouveler la peinture à partir de sujets inédits : les grandes étapes de la vie du citoyen, les vertus civiques, les saisons.

Dans la mairie du Xe arrondissement les cinq sens sont représentés dans le salon Sud tandis qu’au Nord, les artistes ont illustré l’arrondissement. Ils s’accordent sur une dimension dynamique et aérée du mur, jouant les diagonales plafonnantes.  

 

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