Musée des Techniques-Conservatoire des Arts et Métiers

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Accès

60 rue Réaumur 75003 PARIS
Tél. : 01 53 01 82 00
  • handicap
Métro
    M° Arts et Métiers, ligne 3,11
Velib'
  • Station N° 3011, 55 rue turbigo
  • Station N° 3012, face 8 rue salomon de caus
  • Station N° 3101, 62 rue meslay

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Depuis le 2 avril 1799, est installé au prieuré Saint-Martin-des-Champs le Conservatoire national des arts et métiers, créé en 1794 par l'abbé Grégoire et dont l'objectif est de promouvoir l'innovation technologique. Le musée ouvre en 1802. Le réfectoire du prieuré initial, chef d'œuvre de l'art gothique, est aujourd'hui la bibliothèque du CNAM.

En 1817, Gérard Joseph Christian succède à Molard à la tête de l’institution. Dans sa Notice sur le Conservatoire royal des Arts et Métiers, préface au premier Catalogue général des collections imprimé en 1818, Christian rappelle comment les objets de Vaucanson et ceux de Charles ont fourni au Conservatoire de précieuses dotations.

Durant la monarchie de juillet, fortement imprégnée par la Révolution industrielle, l’institution s’ouvre plus largement à l’Europe. Les transferts technologiques se multiplient. Espionnage, compétition, exportation et importation deviennent des pratiques courantes. Le Conservatoire (où, en 1819, plusieurs chaires d’enseignement industriel ont été créées) se tourne résolument vers la course au progrès. Dès 1830, on ferme les galeries de filature et d’agriculture, tout comme le cabinet de Vaucanson, encombrés de machines jugées obsolètes. Maquettes et plans-tableaux sont produits en nombre en raison de leur valeur didactique ou documentaire.

Les expositions universelles de 1889 et 1900 stimulent vivement l’essor des collections. Dans les galeries du musée s’amoncellent par milliers les témoins de verre, de bois et d’acier de notre civilisation. Une faveur particulière est alors accordée aux arts «appliqués à l’industrie et aux métiers». Les prestigieuses séries de céramique, inaugurées au milieu du XIXe siècle, connaissent entre 1880 et 1910 une croissance exemplaire. D’une plume enthousiaste, un journaliste n’hésite pas à proclamer : «Le Conservatoire des arts et métiers, merveilleux musée, création géniale d’esprits supérieurs, est tout bonnement un des trésors du grand Paris - on le sait bien à Londres et à Berlin !"

Après la première guerre mondiale, le musée accuse une léthargie passagère. Il est revivifié dans les années soixante par Maurice Daumas qui célèbre, dans des expositions restées mémorables, l'éclosion capricieuse des temps modernes : «Le siècle de l’automobile», en 1961 ; «Hydraulique d’aujourd’hui», en 1963 ; et surtout, l’année suivante, «L’espace», qui attire au Conservatoire trente mille visiteurs ! 

Dès 1990 Dominique Ferriot initie un vaste programme de rénovation. Après plusieurs années d’une patiente métamorphose, le musée renaît enfin in situ. À travers sept grands domaines et quatre périodes-clefs, l’exposition permamente offre à voir quelque six mille objets reflétant les facettes les plus variées de l’histoire des techniques. L’itinéraire couvre trois amples niveaux, avant d’aboutir à cette chapelle mythique des Arts et Métiers, restaurée dans toute sa fraîcheur du siècle dernier.


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